Bonjour,
Merci pour le cours. J’ai cependant une question. Vous disiez que Genève avait décidé de favoriser son secteur tertiaire au début des années 60. Qu’en est-il aujourd’hui? Veulent-ils faire marche arrière ou continuent-ils dans la même voie?
Je me permets de poster encore un commentaire, j’aurai deux questions concernant le cours. Suite à l’enquête qui affirme que les jeunes acquièrent des compétences dans le management malgré qu’ils organisent une économie parallèle. Qu’en est-il actuellement à Genève? Est-ce toujours pareil? Existe-t-il une évolution? Existe-t-il de plus en plus de jeunes dans cette réalité ou bien au contraire une diminution?
Ma deuxième question concerne l’étude faite à Versoix. Les deux types de groupe me laisse à penser qu’ils s’agissent de garçons? Est-ce exacte ou bien les filles entraient également dans ce type de catégorisation? Et les résultats sont les mêmes du coup pour les deux genres?
Bonjour, merci pour vos questions :
1) Il est difficile d’estimer le nombre de jeunes qui seraient aujourd’hui dans une « économie parallèle ». En partie pour les raisons que j’ai évoqué lors du cours sur la délinquance ( s’ils ne se font pas attraper, ils ne sont pas visibles). Je pense que chaque TSHM connaît quelques jeunes qui sont dans ce type de dynamique. L’étude de Bourgois montrait que les jeunes dealers qu’il observait avaient de la peine à valoriser leurs compétences dans des domaines légaux, car ils étaient incapables de gérer les règles du commerce licite (demande d’autorisation, paiement des taxes etc…) Aujourd’hui, on pourrait penser que la dérégulation de certains domaines de l’économie, par exemple auto-entrepreneuriat de type Uber, facilitent le passage vers le légal pour certain des ces jeunes , car les démarches administratives sont très simplifiées. On peut imaginer aussi que le contact avec des TSHM facilite le passage d’une activité illégale à une activité légale, car dans ce cas les jeunes sont accompagnés et soutenus, soit pour se lancer dans une activité indépendante légale, soit pour reprendre une formation.
2) A Versoix, il y avait la même proportion de garçons et de filles dans les deux groupes, mais le groupe « Skatters » était plus important que le groupe « racailles ». Si vous vous intéressez à cette étude, je l’ai rajoutée sur cette page du site (à la fin de la partie « articles »).
Bonjour,
Merci pour le cours. J’ai cependant une question. Vous disiez que Genève avait décidé de favoriser son secteur tertiaire au début des années 60. Qu’en est-il aujourd’hui? Veulent-ils faire marche arrière ou continuent-ils dans la même voie?
Bonjour, Aujourd’hui la part du tertiaire à Genève est de l’ordre de 85% : https://www.ge.ch/statistique/graphiques/affichage.asp?filtreGraph=06_02&dom=1#cb6
Le canton continue a se développer dans cette voie mais aujourd’hui l’enjeu se présente comme le développement de l’économie ou de l’industrie 4.0 ou en d’autre terme la digitalisation.
https://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2018/hors_collection/autres_partenariats/hc-ap-2018-01.pdf
Ce mouvement vers la digitalisation va continuer à accroitre le besoin de personnel hautement qualifié
Bonjour,
Je me permets de poster encore un commentaire, j’aurai deux questions concernant le cours. Suite à l’enquête qui affirme que les jeunes acquièrent des compétences dans le management malgré qu’ils organisent une économie parallèle. Qu’en est-il actuellement à Genève? Est-ce toujours pareil? Existe-t-il une évolution? Existe-t-il de plus en plus de jeunes dans cette réalité ou bien au contraire une diminution?
Ma deuxième question concerne l’étude faite à Versoix. Les deux types de groupe me laisse à penser qu’ils s’agissent de garçons? Est-ce exacte ou bien les filles entraient également dans ce type de catégorisation? Et les résultats sont les mêmes du coup pour les deux genres?
D’avance merci,
Belles vacances
Bonjour, merci pour vos questions :
1) Il est difficile d’estimer le nombre de jeunes qui seraient aujourd’hui dans une « économie parallèle ». En partie pour les raisons que j’ai évoqué lors du cours sur la délinquance ( s’ils ne se font pas attraper, ils ne sont pas visibles). Je pense que chaque TSHM connaît quelques jeunes qui sont dans ce type de dynamique. L’étude de Bourgois montrait que les jeunes dealers qu’il observait avaient de la peine à valoriser leurs compétences dans des domaines légaux, car ils étaient incapables de gérer les règles du commerce licite (demande d’autorisation, paiement des taxes etc…) Aujourd’hui, on pourrait penser que la dérégulation de certains domaines de l’économie, par exemple auto-entrepreneuriat de type Uber, facilitent le passage vers le légal pour certain des ces jeunes , car les démarches administratives sont très simplifiées. On peut imaginer aussi que le contact avec des TSHM facilite le passage d’une activité illégale à une activité légale, car dans ce cas les jeunes sont accompagnés et soutenus, soit pour se lancer dans une activité indépendante légale, soit pour reprendre une formation.
2) A Versoix, il y avait la même proportion de garçons et de filles dans les deux groupes, mais le groupe « Skatters » était plus important que le groupe « racailles ». Si vous vous intéressez à cette étude, je l’ai rajoutée sur cette page du site (à la fin de la partie « articles »).
Bonnes vacances « confinées »